Marseille. Rencontre avec les commerçants pillés: le président de la CCI France se dit « atterré » de voir l’état du centre-ville

Publié le 5 juillet 2023 à  13h02 - Dernière mise à  jour le 25 août 2023 à  10h19

Surtout ne pas laisser les commerçants avec le moral en berne. C’était l’objectif de la déambulation effectuée ce lundi, dans les rues du centre-ville de Marseille par le président de la CCI France et Jean-Luc Chauvin le président de la CCIAMP. L’occasion de faire part des mesures prises pour limiter la casse mais aussi d’écouter des commerçants à bout, et de mesurer les dégâts. «Je suis atterré en voyant tout cela. On a du mal à imaginer que cela puisse se produire en France», s’indigne Alain Di Crescenzo.

Jean-Luc Chauvin et Alain Di Crescenzo vont à la rencontre des commerçants pillés (Photo Joël Barcy)
Jean-Luc Chauvin et Alain Di Crescenzo vont à la rencontre des commerçants pillés (Photo Joël Barcy)

Une grande détresse

En discutant avec des commerçants les responsables économiques ont pu mesurer qu’ils étaient sur une ligne de crête. Yves Lê possède un restaurant vietnamien Place du Général-de-Gaulle. Il a été dévalisé. «C’est dur c’est notre bébé, on a envie de pleurer. On n’est pas un grand groupe. C’est compliqué. Hier, on a fait 100 € de chiffres d’affaires avec cinq salariés. Il faudra des aides». Agnès gère le magasin «Richelieu» où trois générations se sont succédé. «Les commerçants sont à l’agonie. Ils sont épuisés», insiste-t-elle, prête à fondre en larmes. Franck Attali gère «Be Weep», il a vu s’envoler tout son stock en une nuit. «Je me bats entre recherche de marchandises et déclarations à la police et aux assurances».

« Un enchaînement terrible »

«Cela arrive au bout d’une chaîne terrible », note le président de la CCI France. «Gilets jaunes, crise Covid, guerre ukrainienne, inflation, difficulté à recruter, à trouver des matières premières, PGE, manifestation des retraites et aujourd’hui pillages. Donc on a besoin de soutien psychologique et de soutien économique car ce commerce de centre-ville est à bout de souffle».

 

Pour tous ces commerçants il faudra que, rapidement, les problèmes soient résolus pour espérer sortir la tête de l’eau. Passée la mi-juillet les interlocuteurs se font rares.

Reportage Joël BARCY

 

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