À deux mois de l’expiration de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont demandé jeudi au Conseil de sécurité de réactiver les sanctions internationales contre l’Iran, accusé de violer ses engagements.
Négocié il y a dix ans, le Plan d’action global commun avait pour but de garantir le caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien, sous la surveillance de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en échange d’un allégement des sanctions contre le pays. Mais l’édifice, fragilisé depuis le retrait des États-Unis en 2018, s’est fissuré au fil des années, au point de paraître aujourd’hui à bout de souffle. Ses dispositions arrivent à échéance le 18 octobre prochain.
L’alerte a été lancée au mois de juin par l’AIEA. Selon son directeur général, Rafael Grossi, Téhéran dispose désormais de plus de 400 kilos d’uranium enrichi à 60 %, un seuil proche du niveau requis pour fabriquer l’arme nucléaire. « Une telle accumulation ne peut s’expliquer par un usage civil crédible », a-t-il averti. Les inspections internationales étant bloquées depuis 2021, l’agence a reconnu avoir « perdu la continuité de sa connaissance » du programme iranien…
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