Publié le 23 avril 2026 à 10h36 - Dernière mise à jour le 23 avril 2026 à 10h36
À l’ONU, la course à la succession d’António Guterres est officiellement lancée. Cette semaine, quatre candidats participent à une série de « dialogues interactifs » organisés à New York, une étape décisive pour décrocher l’un des postes les plus exposés de la scène internationale.

À partir du 1er janvier 2027, un nouveau Secrétaire général prendra la tête de l’Organisation, au terme des deux mandats de Guterres. Une transition qui intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des crises géopolitiques persistantes, des difficultés financières et des attaques répétées contre le multilatéralisme et le droit international.
Face à ces défis, les prétendants –Michelle Bachelet (Chili), Rafael Grossi (Argentine), Rebeca Grynspan (Costa Rica) et Macky Sall (Sénégal)- sont invités à défendre leur vision de l’ONU, quatre profils issus de continents différents, reflet d’un équilibre géopolitique toujours scruté dans ce type de désignation. Il s’agit pour eux de démontrer leur capacité à diriger une organisation fragilisée tout en relançant ses réformes autour de ses trois piliers fondamentaux — paix et sécurité, développement et droits humains.
Organisés sous l’égide de Annalena Baerbock, ces échanges publics, diffusés en direct, visent à rendre plus transparent un processus souvent critiqué pour son opacité. Chaque candidat dispose de quelques minutes pour exposer son projet avant de répondre aux questions des États membres et de la société civile.
Pour la présidente de l’Assemblée générale, le choix à venir dépasse largement une simple nomination : il s’agit de déterminer la capacité de l’ONU à peser dans un monde en recomposition. « L’un des métiers les plus difficiles au monde », résume-t-elle, mais aussi l’un des plus déterminants pour l’avenir de l’ordre international.
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