Publié le 7 juin 2026 à 9h37 - Dernière mise à jour le 7 juin 2026 à 9h37
Le coup passa si près que les Bretons tremblèrent. Beaucoup ! Pour la première finale de l’histoire du club en Pro D2, les Aixois, en ocre pour la circonstance, ont fait plus que tenir tête aux Vannetais, grands favoris de cette finale. La saison n’est pas terminée pour les hommes de Philippe Saint-André qui joueront le barrage d’accession en top 14 dimanche prochain à Aix-en-Provence face à Perpignan.

Il suffisait de presque rien, peut-être une faute de main en moins, pour entrer dans l’histoire. Par exemple celle d’Arthur Coville à quelques minutes de la fin de la première période dans ce stade Ernest-Wallon de Toulouse empli de la cohorte bleue qui peuple habituellement la Rabine et qui a, hélas, couvert les encouragements des quelque 3 000 supporters aixois présents ! Mais on ne refait pas le match et loin de nous la moindre idée de stigmatiser un fait de jeu tant l’investissement du demi de mêlée aixois, et qui veut le rester, fut important. D’ailleurs rien ne prouve que si les Provençaux avaient marqué à ce moment-là le score final eut été différent.
Montée en puissance
Que faut-il retenir de cette finale ? En premier lieu que les grands favoris ont tremblé. Et ceux qui ne donnaient pas cher de la peau des troupes aixoises en ont été pour leurs frais. Par la qualité de l’investissement d’un collectif qui a su se hisser à un niveau de jeu remarquable, résultant de la montée en puissance mise en place et programmée par le staff, aux côtés d’un Philippe Saint-André qui a ainsi fait taire les commentaires pas toujours judicieux le concernant, en atteignant dès sa première année de direction l’objectif qu’il s’était fixé. Et ce n’est pas fini.
Vannes a eu la trouille
A Toulouse, on a vu jouer une équipe engagée, puissante, aux ordres, peu sanctionnée, qui a donné le meilleur d’elle-même. Un investissement total qui a parfois provoqué ces fameuses fautes de main, mais qui a permis de régner sur les touches et les mêlées. En fait, hormis le début de la rencontre et cette satanée période de la 60e à la 65e minute qui ont vu les Vannetais, pragmatiques et très intelligents, inscrire les points qui font mal, les Provençaux leur ont tenu la dragée haute. Jusqu’à ces dernières minutes où les regards des Bretons en disaient long sur leur trouille. Tout juste peut-on dire qu’il a peut-être manqué quelques onces d’expérience à ce niveau pour les Aixois.
Plus forts face à l’USAP
Sauront-ils bénéficier de ce moment de vie sportive exceptionnel vécu à Toulouse pour affronter la dernière marche de la saison, dimanche prochain, avec la réception de l’USAP au stade Maurice-David ? Nul doute que les Saint-André, Dupuy, Ladauge, Fouassier et Girard mettront tout en œuvre cette semaine pour que ce soit le cas. Ce match de barrage d’accession est, à notre avis, loin d’être joué d’avance. Et même si pour les Catalans c’est depuis longtemps leur « match de la saison », tout est possible. La finale perdue de quatre points doit être un booster pour des Provençaux qui ont pu prendre conscience de leur niveau réel face à l’ogre breton. Et sur le synthétique aixois, avec des tribunes de braise, les Noirs ont un sacré coup à jouer.
Michel EGEA
Barrage d’Accession : Provence Rugby vs USAP Perpignan dimanche 14 juin à 18 heures, stade Maurice-David. Plus d’info sur: provencerugby.com



