Publié le 14 septembre 2026 à 21h28 - Dernière mise à jour le 14 septembre 2026 à 21h28
Le bras de fer autour de la sécurisation du site de Fibre Excellence Provence se poursuit. Le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, a saisi en référé le tribunal administratif afin qu’une astreinte de 50 000 euros par jour soit prononcée à l’encontre des mandataires judiciaires chargés de la liquidation, tant que les mesures d’urgence prescrites par l’État n’auront pas été exécutées.

Cette saisine prolonge directement le dossier dont Destimed faisait état le 12 septembre. Force Ouvrière dénonçait alors le non-respect des prescriptions de sécurité après la liquidation de l’usine et le licenciement de ses 270 salariés. Jacques Witkowski avait confirmé les difficultés et annoncé qu’il entendait « taper du poing sur la table » pour obtenir la mise en sécurité du site classé Seveso.
Pomperie incendie et station d’épuration toujours à l’arrêt
Le 4 septembre, le préfet avait réquisitionné les deux structures chargées de la liquidation afin qu’elles procèdent notamment au redémarrage de la pomperie au Rhône. Celle-ci alimente les poteaux incendie, les sprinklers et les couronnes d’arrosage du site. Il avait également demandé la remise en fonctionnement de la station d’épuration. Selon la préfecture, les liquidateurs n’ont, à ce jour, « toujours pas répondu ou déployé les mesures palliatives nécessaires ». La situation a depuis été signalée au procureur de la République.
Un nouvel arrêté pris le 9 septembre prescrit des mesures d’urgence destinées à rétablir un niveau suffisant de sécurité incendie et exige le redémarrage de la station d’épuration afin de protéger le Rhône d’éventuels effluents. Le préfet demande désormais au juge administratif de contraindre les mandataires judiciaires à exécuter cet arrêté sous peine d’une astreinte de 50 000 euros pour chaque jour de retard.
Patricia CAIRE



