Marseille, à l’appel des « Guerrières de la paix »[1], un rassemblement pacifique pour attirer l’attention de la population, des élus et des pouvoirs publics sur le drame qui se joue à Téhéran.

Ce samedi 17 janvier, une fine pluie et un ciel nimbé de nuages gris accueillait, sous l’ombrière du Vieux-Port de Marseille, une foule clairsemée en soutien au peuple iranien. Les participants scandaient des slogans pour dénoncer la féroce répression du peuple iranien qui se soulève contre le régime des mollahs et les massacres en cours. Alors qu’Internet a été coupé depuis plusieurs jours, laissant présager le pire.
Rien de violent ni d’ostentatoire, à la différence d’autres manifestations. On pouvait entendre le célèbre « Femme, Vie, Liberté » et voir des drapeaux aux couleurs du pays, (vert, blanc rouge) mais sans les symboles de la Révolution islamique ou ceux de la Royauté. « Pour rassembler la plus largement possible au-delà des clivages », nous indiquait une des organisatrices.
Comme un écho malheureux au blackout en cours et au faible soutien dont dispose cette cause, les voix des orateurs, émus et aux bord des larmes, étaient étouffées par la sonorisation publique.
Leurs revendications figurent dans une pétition tendue au public et tiennent en quatre points (en lien avec des QR Codes) :

- Exiger du gouvernement français la fermeture de l’ambassade de la République Islamique d’Iran en France,
- Désignation du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC) comme organisation terroriste et fermeture de toutes les ambassades de la République Islamique d’Iran en Europe,
- Demande urgente d’invitation de Reza Pahlavi à la séance plénière du Parlement Européen,
- Exiger l’accès à Internet pour le peuple iranien.
Peu d’écharpes républicaines parmi les présents, hormis des représentants de la majorité municipale parmi lesquels : Olivia Fortin (Maire des 6e et 8e arrdts), Rebecca Bernardi, Audrey Gatian, Nathalie Tessier (adjointes au maire de Marseille), et le Député Laurent Lhardit.
Plus de 20 jours après le début du soulèvement, les organisateurs et le public, appellent à un sursaut de tous les démocrates contre la « menace commune du totalitarisme et du fanatisme ». Face aux fusils d’assaut des pasdarans, la milice du régime, les Iraniens sont désarmés et n’opposent que leur courage. Ne rien faire pour les aider équivaut à une non-assistance à peuple en danger !
Hagay SOBOL
[1] Les Guerrières de la paix est une association française qui rassemble des femmes engagées pour la paix et la justice et contre la haine, les divisions et toutes formes de discrimination. Elle a été fondée en 2022 par Hannah Assouline. Cette association fut nommée pour le Prix Nobel de la paix de l’année 2025.



