Publié le 23 septembre 2026 à 20h02 - Dernière mise à jour le 23 septembre 2026 à 20h02
L’Association Stéphane Lamart « Pour la défense des droits des animaux », reconnue d’utilité publique, sera représentée par Maître Patrice Grillon lors de l’audience qui se tiendra le 24 septembre 2026 à 13h30, et qui fera l’objet d’une retenue à 15h, devant le tribunal correctionnel de Privas, dans une affaire impliquant un homme de 46 ans suspecté d’avoir battu et pendu sa chienne à un arbre, Route de Lemps, dans la forêt ardéchoise de Roiffieux.

Le 6 août 2025, un promeneur fait une macabre découverte dans la forêt de Roiffieux, près d’Annonay, en Ardèche : une jeune chienne est retrouvée morte, pendue à un arbre, une ligature fortement serrée autour du cou. Il s’agit de Rubis, une chienne de type Staffordshire Terrier âgée d’à peine un an. La chienne est morte depuis plusieurs jours. La langue pendante, des mouches tournent autour de sa dépouille. Face à cette scène macabre, le promeneur alerte immédiatement la gendarmerie de Annonay. Les militaires se rendent sur place et procèdent aux premières constatations. L’enquête judiciaire va révéler que Rubis n’aurait pas seulement été étranglée : elle aurait subi plusieurs violences avant sa mort.
Frappée avant d’être étranglée
La nécropsie pratiquée par le laboratoire de médecine légale vétérinaire de VetAgro Sup met en évidence plusieurs hémorragies sous-cutanées importantes au niveau de l’abdomen et des membres postérieurs. Selon les constatations médico-légales versées à la procédure, ces lésions sont compatibles avec des coups portés à l’aide d’un objet contondant peu avant ou au moment de la mort de l’animal. L’examen conclut que Rubis est décédée par strangulation, provoquée par une ligature fortement serrée autour de son cou, interrompant la circulation sanguine jusqu’à provoquer une anoxie cérébrale fatale. Pour l’Association Stéphane Lamart, les constatations figurant au dossier décrivent un véritable déchaînement de violences : Rubis aurait été frappée avant d’être pendue et étranglée jusqu’à la mort.
Son ADN retrouvé sur la corde
Les investigations conduisent les gendarmes jusqu’au propriétaire de Rubis, un homme de 46 ans, ancien militaire. Selon l’analyse génétique versée à la procédure, le seul ADN identifié sur la corde ayant servi à pendre Rubis est celui de son propriétaire. Avant son interpellation et son placement en garde à vue, celui-ci aurait également adressé plusieurs messages à une proche, déclarant notamment : « Ça y est, je l’ai tuée » puis : « Je l’ai tuée de mes mains ». Il aurait également écrit : « C’était mon chien et je la pleure, c’est moi qui la tue, je laisse personne d’autre la tuer. » Lors de sa garde à vue, le propriétaire de Rubis est toutefois revenu sur ses déclarations et a contesté avoir donné la mort à sa chienne. Il appartiendra au tribunal d’apprécier l’ensemble de ces éléments et de déterminer sa responsabilité pénale.
Maintenu en détention provisoire dans l’attente de son procès
Poursuivi pour sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique ayant entraîné la mort, l’homme avait comparu une première fois devant le tribunal correctionnel de Privas le 18 novembre 2025. Il avait alors sollicité le renvoi de l’affaire afin de préparer sa défense. Le tribunal avait ordonné son maintien en détention provisoire dans l’attente de son nouveau procès. Il comparaîtra de nouveau jeudi 24 septembre 2026 à 13h30 devant le tribunal correctionnel de Privas, pour répondre des faits qui lui sont reprochés.
« Je reste sans voix devant un tel déchaînement de violence. Comment peut-on frapper son propre chien, puis le pendre à un arbre et l’étrangler jusqu’à la mort ? À l’association, nous sommes confrontés quotidiennement à la maltraitance animale partout en France, mais on ne peut jamais s’habituer à de tels actes. Rubis avait à peine un an. Si les faits sont établis, j’attends de la justice une condamnation particulièrement ferme et à la hauteur de cette cruauté », déclare Stéphane Lamart, Président-fondateur.



