Publié le 6 mai 2026 à 8h27 - Dernière mise à jour le 6 mai 2026 à 8h28
Du 25 mai au 1er juin, Marseille accueille le championnat du monde J/70 Corinthian. Cent équipages venus de 22 nations vont s’affronter dans la rade sur des bateaux strictement identiques, offrant un spectacle aussi tactique que sportif.

Du spectacle en perspective dans la rade de Marseille à partir du 25 mai. Pendant une semaine, une centaine de bateaux s’élanceront chaque jour pour deux régates quotidiennes à l’occasion du championnat du monde J/70 Corinthian, une épreuve réservée à l’élite internationale de la voile amateure.
Un monotype de référence
Les cent équipages s’affronteront sur des J/70, considérés aujourd’hui comme des bateaux de référence dans l’univers des monotypes. « C’est un bateau qui pèse 800 kilos », explique Philippe Bonavita, président de la classe J/70 France. « Il est équipé d’un mât et d’une bôme en carbone. On peut atteindre jusqu’à 20 nœuds au portant, avec de très belles sensations de glisse. À bord, on retrouve des amateurs éclairés qui possèdent une solide expérience nautique. »
Un plan d’eau spectaculaire
Deux ans après les Jeux olympiques, le stade nautique Florence Arthaud accueille une nouvelle compétition internationale et confirme la place de Marseille parmi les grandes destinations de voile de haut niveau. Quelque 500 régatiers prendront le départ sur des bateaux strictement identiques, où seuls le talent, la tactique et la maîtrise du plan d’eau feront la différence. La rade de Marseille est réputée pour ses vents changeants et techniques, capables de redistribuer les cartes à tout moment.
Depuis la Corniche ou les plages du Prado, le public devrait assister à un spectacle impressionnant. « Cent bateaux sur une ligne de départ d’un kilomètre, ça va être magique », annonce Corinne Aubert, arbitre internationale et membre du comité de course. « Les équipages vont être au contact, au près, sous spi. Nous allons nous rapprocher des plages du Prado et de la Corniche pour offrir du spectacle. Je pense qu’il y aura des combats épiques sur ce championnat du monde. » Et côté français ? « Il y a notamment l’équipage Euro-voiles. Le skipper vient du Coych à Hyères et il s’est entouré de jeunes régatiers aguerris qui ont déjà remporté la Massilia et la SNIM avec une avance phénoménale. Je compte vraiment sur eux », poursuit-elle.
Une lourde organisation
Deux clubs marseillais organisent ce championnat du monde : le club de La Pelle et l’Union Nautique Marseillaise. Accueillir une telle compétition nécessite d’importants aménagements du stade nautique, dans une configuration qui rappelle celle des Jeux olympiques, mais avec des moyens bien différents. « La spécificité de ce mondial de J/70, c’est que nous devons réinstaller des pontons à l’intérieur du bassin pour pouvoir accueillir les 100 bateaux », explique Philippe Hugon de Villers, président du club de La Pelle. « Pour recevoir ces petits quillards, il faut reconfigurer entièrement les infrastructures. Cela fait partie des grands défis de cette compétition. »
Vingt-deux nations seront présentes à Marseille durant cette dernière semaine de mai. Les spectateurs pourront suivre les régates depuis la Corniche quelles que soient les conditions de vent. Les départs seront donnés depuis la Pointe Rouge ou l’îlot Gaby selon son orientation. Et contrairement aux Jeux olympiques, les thermiques de mai devraient cette fois être au rendez-vous, renforçant encore l’attrait du spectacle sur l’eau.
Reportage Joël BARCY



