Ligue 1. OM 2 – Paris FC 3 :  Décevant mais prévisible 

Publié le 7 septembre 2026 à 7h59 - Dernière mise à jour le 7 septembre 2026 à 7h59

Menés deux fois au score, les Olympiens égalisent mais s’inclinent à cause de plusieurs fautes défensives et d’un penalty évitable. 

 

Destimed Timothy Weah
La combativité de Timothy Weah a été dominée par le talent de Sinayoko triple buteur au Cepac Vélodrome (Photo archives Laurent Saccomano/ Wallis.fr)

Si l’art de se tirer une balle dans le pied ou de se faire hara-kiri au football étaient résumés dans un livre, le premier chapitre serait largement consacré au match opposant les Marseillais aux Parisiens du Paris Football Club, joué hier soir dans un stade où les sièges vides se comptaient. 

« Club de Ligue 1 cherche défenseurs », cela pourrait être une annonce que le président Stéphane Richard et le directeur technique ou le directeur du football Gregory Lorenzi, vous avez le choix de l’intitulé selon votre humeur, pourrait diffuser sur internet et les réseaux sociaux. Rulli parti à Manchester City, Medina au Bayer Leverkusen et Balerdi à l’AS Rome, Bruno Genesio a titularisé en défense centrale des joueurs valides. Kondogbia blessé à Monaco était remplacé par Nayef Aguerd encore à court de compétition, avec Egan-Riley qui a encore montré ses limites.

Gouiri  double buteur

Destimed W0A7118
Amine Gouiri a débloqué le tableau d’affichage en ouvrant le score au retour des vestiaires (Photo archives Laurent Saccomano/Wallis.fr)

Weah et Aguerd sont responsables du premier but concédé. Distancés dans leur course par l’Italien Koleosho, ils ont craint de provoquer un penalty. Le Parisien a fait une passe decisive à Sinayoko qui a débuté son festival offensif après vingt-trois secondes de jeu. Le même joueur profitait du laxisme de la défense de l’OM pour reprendre de la tête un corner de Pablo Pagis, digne fils de Mickaël Pagis qui avait porté le maillot de l’OM au début des années 2000. 

Alors que les Olympiens étaient revenus deux fois au score en égalisant grâce au réalisme et à l’efficacité d’Amine Gouiri, CJ Egan-Riley laissait traîner son bras qui ne pouvait pas éviter une frappe parisienne. Le penalty était justement accordé par Clement Turpin. Sinayoko se faisait un plaisir de le transformer et réussissait ainsi le coup du chapeau, soit trois buts consécutifs dans un match.

« On s’est fait contrer comme une équipe de gamins », regrettait Bruno Genesio face à la presse. En défendant ainsi vendredi prochain à Rennes, les Marseillais seront battus par une équipe qui s’est imposé hier après-midi à Angers (2-1). Jeudi 17 septembre, ils seront en Turquie pour le premier match de Ligue Europa contre les Stambouliotes du Besiktas qui ont battu Fenerbahce ou jouent Guendouzi et Greenwood, et trois jours après, le Paris Saint Germain sera au Vélodrome pour le Classico…

Gilbert DULAC

Articles similaires