Publié le 19 mai 2026 à 12h54 - Dernière mise à jour le 19 mai 2026 à 12h54
Quatre « orques » entravées de chaînes et de boulets ont manifesté ce matin devant l’agence TUI de l’avenue du Prado à Marseille. Organisée par l’association PETA, l’action visait à dénoncer la commercialisation par le voyagiste de billets pour certains delphinariums, notamment le parc Loro Parque à Tenerife.

Les militants brandissaient des pancartes appelant l’entreprise à cesser toute promotion des parcs marins mettant en scène des cétacés en captivité. Cette mobilisation s’inscrit dans une campagne internationale menée par les différentes entités de PETA contre plusieurs acteurs du tourisme.
La captivité des orques au cœur du débat
« TUI nage à contre-courant en s’obstinant à vendre des billets pour de cruelles prisons marines », affirme Natasha Garnier, chargée de campagne pour PETA France. L’association rappelle que les orques vivent naturellement au sein de groupes sociaux complexes et peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres par jour dans l’océan. À l’inverse, les animaux captifs évoluent dans des bassins artificiels et participent à des spectacles régulièrement dénoncés par les défenseurs de la cause animale. PETA cite notamment le parc Loro Parque, aux Canaries, où plusieurs orques sont mortes au fil des années. L’association évoque également des comportements stéréotypés observés chez certains cétacés captifs, signes selon elle d’une importante détresse psychologique.
Une évolution du secteur touristique
La campagne vise aussi à accentuer la pression sur les entreprises du tourisme encore liées aux delphinariums. Selon PETA, plusieurs groupes comme Airbnb, Booking.com, Expedia, Tripadvisor ou encore Club Med ont déjà cessé de promouvoir ce type d’établissements. Le sujet connaît par ailleurs une évolution réglementaire importante en France. La loi prévoyant la fin progressive de la détention de cétacés à des fins de spectacles doit entrer en vigueur fin 2026. Le Marineland d’Antibes a d’ailleurs fermé ses portes, même si l’avenir de certains animaux demeure incertain. Le possible transfert des deux dernières orques du parc, Wikie et Keijo, vers Loro Parque continue notamment de susciter de nombreuses réactions parmi les associations de défense animale.
Un débat devenu sociétal
Longtemps perçus comme des lieux de divertissement familial, les delphinariums font désormais face à une contestation croissante portée à la fois par les associations animalistes, certains scientifiques et une partie de l’opinion publique. Au-delà de l’action symbolique menée à Marseille, c’est donc plus largement la question de la place des animaux sauvages dans l’industrie du spectacle et du tourisme qui continue d’être posée.
Patricia CAIRE
PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos divertissements » rappelle que chaque animal est un individu. Pour plus d’informations, rendez-vous sur PETAFrance.com



